Les conditions de survie
L'ensemble des témoignages reproduits ici sont issus de l'association Buchenwald-Dora dont vous pouvez visiter le site en cliquant sur le lien.
Alimentation

ANDRÉ MARAIS (30577) / DORA

" J'ai survécu grâce à un colis que recevait un Alsacien, de ses parents habitant Berlin. Ce colis mensuel envoyé par des " Allemands " n'était pas ouvert.

Comme d'autre part les yeux et les mains de nos voisins ne laissaient aucun doute sur leurs intentions, nous étions quatre à déguster ce colis en une seule journée.

Le colis de François Schwertz, séminariste (30581), nous a donc aidés à passer le cap des quelques mois de Dora. "


Maurice de La Pintière, 
Où la faim se faisait cruellement sentir...

 
Condition de travail

ARMAND WADE (38859) / KDO BILLRODA
Ce témoignage décrit un petit camp annexé à Buchenwald en périphérie de Weimar. M Wade n' a jamais été transféré à Dora mais a été déporté à Buchenwald. Rectificatif apporté par l'amicale Dora Ellrich. Avec mes remerciements pour cette correction. 

" L'accès au fond de la mine (où se trouvait l'usine) était réalisé par deux monte-charge : un pour les hommes, un pour le matériel.

Les échelles de secours, scellées dans le mur, n'ont été utilisées, pendant cette période, qu'une seule fois à cause d'une panne de monte-charge, par une équipe montante (qui n'était pas la mienne).

Bien sûr la remontée a duré plusieurs heures car il s'agit d'une profondeur de plus de deux fois la hauteur de la Tour Eiffel de Paris. "


Maurice de La Pintière,
Où chaque pelletée de terre était mouillée
 de leurs larmes et de leur sang.

Condition de vie

EDMOND PERRIER (14695) / KDO BAD SALZUNGEN

De l'usine, située dans une mine de sel à 317 mètres de profondeur, une galerie longue de 2 kms menait au dortoir très haut de plafond.

Des planches le long de la paroi y étaient disposées, sur lesquelles nous dormions.

Je suis resté un mois sans remonter, sans voir la lumière naturelle du jour. "

 

Emploi du temps
"4h30-5h: Réveil, rangement des paillasses, distribution des "cafés", contrôle dans les Blocks.
5h30-6h:Rassemblement devant les Blocks dortoirs (au Tunnel), appel, les SS comptent et recomptent, les Kapos également
6h30:Départ pour le travail
7h: Mise au travail.
12h30-13h: pause
19h: arrêt du travail, contrôle des Kommandos
19h30-20h30 appel général; une heure si tout se passait bien, sinon plus.
21h: Blocks dortoir; distributions de la soupe et du pain.
22h: possibilité de s'endormir.
Ce schéma théorique du début de Dora subira des variantes.(...) Les tracasseries sans nombre empêchaient toute détente. Pire, après l'appel certains kommandos repartaient faire du transport ou du déchargement et ne retournaient au Block que vers 23 h
."
André Pontoizeau, Dora la mort, Tours, 1947.