L'Etat de l'Allemagne en Août 1943
La situation militaire
Encerclée à Stalingrad depuis le 22 novembre 1942, la VIe armée allemande a complètement capitulé le 2 février 1943. Après la reprise de Rostov par les soviétiques le 14 février, le front s'est stabilisé entre Moscou et la mer d'Azov; laissant un important saillant russe autour de Koursk.

Hitler, par l'opération Citadelle décide de reprendre ce saillant puissamment fortifié le 5 juillet 1943. Les ennemis des 2 camps, conscients de l'enjeu stratégique de cette bataille, concentrent là une grande partie de leurs forces militaires. L'échec d'Hitler est patent dès le 12 juillet. Les soviétiques  avancent et reprennent l'Ukraine.

En Méditerranée, le débarquement en Sicile le 10 juillet 1943, la chute de Mussolini à Rome le 25 juillet et la conclusion d'un armistice entre les italiens et les Alliés le 8 septembre, amène le Führer à occuper Rome et à délivrer Mussolini le 12 Septembre.

Sur le terrain de l'aviation, la Luftwaffe est en infériorité croissante par rapport à l'aviation britannique, américaine et soviétique. Le territoire allemand est de plus en plus soumis à des bombardements intenses. Entre le 24 et le 29 juillet, la RAF bombarde Hambourg de manière massive. Le 17 et 18 août , c'est le centre d'essai des fusées de Peenemünde qui est bombardé. Dans le même temps, les Américains déversent un tapis de bombes sur Ratisbonne et Schweinfurt. Le chef d'état major de la Luftwaffe, le général Jeschonneck, se suicide. La Kriegsmarine est également en crise; ses derniers succès datent de mars 1943.

Ce faisceau d'événements expliquent l'attrait pour les armes nouvelles comme alternatives aux armements classiques jugés insuffisants. Les attaques aériennes ont poussé les Allemands à développer les usines souterraines tandis que l'instauration du STO en février 1943 permettait un accroissement immédiat de la main d'oeuvre concentrationnaire.